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Le BDSM et ses règles universelles
Notre époque contemporaine a su apposer ces 4 lettres devenues symboliques et à la signification ambiguë : BDSM
Je parle d’ambiguïté car certaines personnes y voient le SM à sa plus simple expression, d’autres le Bondage dans la pratique du Shibari (entre autre) et d’autres la D/s, etc.
Alors qu’en fait, le BDSM représente tout ça, juste que certains (un peu beaucoup paumés) ont eu besoin de découper tout ça en tranche pour mieux se repérer dans les dédales de ce qu’on pourrait appeler…bha…le BDSM…non ? (Sourire) Alors, ne réinventons pas l’histoire, nos compagnons d’infortune qui l’ont faite n’étaient pas aussi compliqués que nous.
Effectivement, notre histoire n’a pas attendue que le monde s’éveille pour jouir de sa pratique. Le BDSM était déjà pratiqué par nos aïeux ; hé oui Messieurs Dames, le pilori ou encore le carcan, ne datent pas d’hier.
Bien que certains de ces outils servaient à des prédestinées malheureuses, ils étaient néanmoins déjà utilisés par les nobles qui ne cessaient d’user de leur imagination pour jouer et ainsi détourner leur ennui. A l’époque des Rois, la personne soumise était reçue comme une princesse et sa récompense pour offrir sa personne à la noblesse et ses jeux était de ne plus craindre les intempéries, la faim ou encore la soif. Elle était abritée dans un somptueux château et ces messires utilisaient toutes les stratégies inimaginables pour jouer avec, et se jouer de leur partenaire.
De nos jours, cette époque a bien changée car nos dominants ont la fâcheuse tendance à être fainéants. Le dominant profite (ce qui est logique) de la personne soumise, mais, cette dernière doit non seulement pourvoir à ses besoins mais figurez-vous que bien souvent, elle doit aussi pourvoir aux besoins de la personne dominante…mon dieu, où va le monde ? Et tout ça en quel honneur ? Ha oui, pour faire plaisir à la personne dominante. Avouez que nous sommes bien loin de la D/s d’autrefois et que nos ancêtres avaient un peu plus de classe que nous. L’oisiveté a perdue bien des peuples, nos dominants ne sont-ils pas en danger ?
Bref… Les règles étaient déjà très simples car en fait, il n’y en avait pas.
Mise à part des règles établies pour les joutes en société, nos pairs et ce, d’instinct, jouaient comme bon leur semblaient. Mais, alors…d’où viennent ces fameuse règles que l’on rencontre un peu partout ? Les règles d’Or… ?
Après une recherche approfondie et après être passé sur les énormités décrites dans des bouquins de roman de gare, limite roman à l’eau de rose (je n’en citerai aucun pour ne vexer personne car je sais que certains d’entre vous sont fan de l’un d’eux en particulier), je me suis rendu compte que finalement, personne ne les avaient vraiment écrites. Ce sont juste des déclinaisons tombées les unes après les autres très certainement pour fignoler les séances en société. Les Cercles (très restreints d’ailleurs, ce qui a tendance à créer plutôt de la consanguinité qu’autre chose) de dominants ont eu ce besoin d’asseoir leur pseudo autorité (je ne parle pas de nos aïeux qui eux, n’avaient pas besoin de ces conneries pour asseoir leur souveraineté) et ont créé une espèce de charte qui, dans le temps, est devenu une source biblique pour tout ce joli petit monde. Où du moins, charte sur laquelle beaucoup s’appuient (même si aucun d’eux finalement ne suit réellement ces règles) pour déterminer une relation et avancer devant autrui qu’il est Maître ou Maîtresse…un truc dans ce goût là.
D’ailleurs, et pour la petite histoire, la distinction faite entre le Dom et le Maitre est a rapprocher de l’histoire du compagnonnage, Compagnon, Maitre, nos bâtisseurs de cathédrale, celui qui construisait (à la limite fouettait) était le compagnon (Dom), et celui qui enseignait, le Maître. Comme « Lou Mestre Provençau » (celui qui possède). Vous aurez remarqué que de nos jours, entre eux, les dominants aiment préciser ce détail (souvent sans en connaître l’origine). Un dominant sans soumise, n’est que Dom et pas Maître. Apparemment, cette complexité qui leur ait propre est importante. Comme si il était nécessaire d’afficher sa réussite ou pas dans un contexte BDSM. Alors que nous, humbles soumises et soumis, sommes soumises ou soumis. Nous n’avons pas réinventé la roue (sourire).
Du coup, moi, il me vient une multitude de questions. A vrai dire, j’hésite à toutes les poser ici car il y en a tellement. Et n’allez pas croire que c’est une rébellion, un bras de fer et/ou encore une espèce de pied de nez lancé à la hiérarchie que je respect au plus haut point, mais ce sont de réelles questions que je pense être en droit de poser, en tant qu’Homme, que soumis, et qui peut permettre un réel débat. Je pense sincèrement que les pseudos règles doivent être bousculées car à mon sens, elles n’ont aucun sens. Et il suffira pas de crier à tue tête au scandale ou à l’infamie, car la résonance de la pureté de l’acte a déjà fait bien du bruit, bien plus que certains roquets ne pourront le faire. Rappelez-vous, souvent, les grandes vérités de notre monde ont été révélées par une toute petite minorité qui bien souvent aux yeux de tous était pauvre, faible et sans esprit (à bon entendeur…oui, je prends de l’avance lol).
Toi, grand Maître, as-tu le réel sentiment que par le vouvoiement le respect en sera plus grand ?
Vous Madame, pensez-vous qu’il faille avoir un soumis pour être Maîtresse ?
Maîtres, Maîtresses, si vous prêcher les règles d’Or, seriez vous enclins à avouer que jamais vous ne sortez de ce carcan de règles établies ?
Madame, Monsieur, ne pensez-vous pas que les règles d’Or sont des dérivées de la bible ? (Voire l’ancien testament pour la convoitise de la femme d’autrui qui ressemble à s’y méprendre à une des règles sur le respect du collier)
Etc…
Très sincèrement, pour ma part, je sais que sur 100 soumis, il y a 90% de déchet (voir plus). Mais je sais aussi qu’il en est de même pour les personnes dominantes.
Souvent, les dominants sont mariés et ne peuvent assumer un rôle aussi important et je ne vous parle même pas des pseudos soumis qui se masturbent derrière leurs ordinateurs à la simple pensée de pouvoir vivre un jour la fessée.
C’est la raison pour laquelle il y a autant de merde (à commencer sur la toile) et dans tout ce fourbis, les réels se cherchent et on un mal fou à se trouver.
Alors, vos règles…
N.B. : Il existe une légende qui voudrait qu’Alexandre eût proposé à son vieux Maître Aristote de se faire chevaucher et fouetter par sa maîtresse, devant lui. Cette légende est illustrée par une gravure de Hans Baldung Grien : La femme et le philosophe de 1513 où l’on voit le vénérable vieillard nu, à quatre pattes, sur le dos de qui est assise Phylis, nue également tenant à la main une sorte de fouet. (Bibliothèque Nationale). Cette scène a été mainte fois reprise par des artistes, et c’est ainsi qu’on peut voir au Musée Dobrée de Nantes une aiguière du XIVème siècle où curieusement, la célèbre courtisane est vêtue à la mode de cette époque.
Puis, je ne connais pas très bien l’histoire de la Chine, mais un fait certain et il est bon de le rappeler, c’est qu’ils pratiquent le BDSM depuis la nuit des temps. Avec les Japonais qui s’y sont mis, eux aussi, bien avant nous, ces peuples d’Asie comptent des milliers d’endroits dédiés au BDSM, tout aussi surprenant que cela puisse paraître être.
P.S. : Toute autre information sera la bienvenue
Merci.
Remerciements : Merci à Marquis_des_Bories pour les informations concernant la différence entre Dom et Maître.
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J’ose le premier commentaire (encore merci pour m’avoir rafraîchi la mémoire Marquis Des Bories). Les règles établies, celles dites universelles sont pour moi des gardes fous travestis en dentelle pour satisfaire les sales cons…
Stéphane.
le vouvoiement a sacré une règle complètement détournée et qui ne devrait pas être une règle sinon pour certains cas , j’explique:
1) a l’origine le vouvoiement était là pour instituer une distance entre le Dom et le soum pour servir de pare feu aux sentiments ( donc appropriée dans les cercles , séances mais pas obligatoirement dans un couple . ( si ce n’est de nos jours comme chacun tutoie « a la comme veux tu » , imposer ceci parce que le ou la soum a du mal à s’y faire) .
2) en fait lorsque dans le peuple on se tutoyait , les nobles imposaient le vouvoiement estimant que c’était une marque de respect et eux l’employaient aussi comme marque de mépris envers ceux qui l’employaient, eux, comme marque de respect ( de nos jours il en reste quelques réminiscences comme dans la marine nationale ( la bien nommée royale) ou on retrouve ceci ))
Donc, Dom et autre, le vouvoiement n’est pas spécialement une marque de respect, mais aussi une marque de mépris, donc ce ne peut être une règle puisque 2 significations.
Marquis
Je ne vois en aucun cas en quoi ses « règles » font le ménage à vrai dire
mais je vais méditer là dessus. Par contre, que les gens le vivent à fond, ou pas, dont il faut se protéger, je vois pour le coup pas du tout à quel moment on en revient aux règles et sincèrement, je vois pas trop ce qu’elles viennent faire la dedans. On ne peut pas tout généraliser comme vous le faites. Les règles dont je parle sont bien précises et la plupart n’ont pas de réel but si ce n’est d’assoir une instance divine totalement archaïque. Et puis, comparer ses règles aux divers mouvement m’échappe… Du coup, je dois méditer sur pas mal de choses lol
Merci Monsieur MetreDo, de m’apporter votre clairvoyance…
P.S. : Petite précision, après ces posts, Monsieur et moi avons parlé sur le salon et nous nous sommes rendu compte que nous ne parlions pas tout à fait de la même chose. Alors, je le redis, évidement, les règles de bienséances sont importantes, mais je parle dans cet article des règles dites : Les Règles d’Or (il y en a 12 de mémoire). Règles très réductrices…et très n’importe quoi (cette opinion n’engageant que moi).
Je vais répondre a cet article… Je le trouve relativement juste mais encore une fois… je le trouve trop dans le jugement et trop catégorique ! Tout n’est pas blanc ou noir !
Règles ? Pas de règles ? La n’est pas le problème… chaque couple s’invente ses propres règles !
Cela fait parti de la relation… cela fait parti du monde dans lequel… on se plonge pour vivre nos relations… cela permet de se créer sont propres univers intime.,unique… puisque partager seulement avec son partenaire. Donc d’une certaines façon, on peut dire qu’il n’y pas de règles universel.
Cependant…
Les règles générales du pseudo petit monde « bdsm »… Elles sont beaucoup plus importantes que ce que tu peux le sous entendre dans cet article.
Je te ferais remarque que chaque monde ( pratiques, minorités, clans… ) à ses propres codes.
Cela peut être vestimentaire… cela peut être le vocabulaire… cela peut être pleins de choses…. c’est une façon de se protéger et de se reconnaître entre nous.
On retrouve ces codes partout… dans des professions… les juristes par exemple… utilisent un jargon bien à eux et s’habillent d’une certaines façon… On retrouve cela aussi dans des passions… le poker par exemple… a un jargon bien a lui…. dans des cultures entières des aussi… les punks, les skins et les rastas… on eux aussi leurs règles et leurs codes… tu ne te feras jamais passe pour l’un d’entre eux si tu n’es pas vraiment l’un d’entre eux.
Pour en revenir a nous, on ne peut pas nier totalement l’utilité de ces règles… elles permettent de faire un petit ménage aussi ( pas suffisant certes mais bon… ) entre les gens qui s’intéresse vraiment au bdsm et ceux qui sont seulement la pour s’amuser.
Pour revenir sur ta constatation que peu de gens sont vraiment sérieux dans le bdsm… j’ai envie de te répondre OUI mais comme dans tout les milieux encore une fois ! Dans toutes les passions… ou autres… peu de gens vont au fond des choses. Et malheureusement… ils vivent les choses que à moitié.
Ce n’est pas spécifique au bdsm… Les gens sont comme cela malheureusement et c’est vrai que cela fait beaucoup de mal et de tort à nous qui vivons cela comme un véritable mode de vie. Mais je pense qu’il faut apprendre à vivre avec et se protéger de ces gens qui jouent en permanence… tiens on revient aux règles…
J’entends souvent cette énorme bêtise qui dit que la différence entre « dominant » et « maitre » est une différence hiérarchique. Cela n’a rien à voir. Tout « maitre » est avant tout « dominant ». La seule différence, c’est que l’on est maitre de quelque chose (en l’occurrence, de quelqu’un).
Pour ma part, je prends tés mal que quelqu’un d’autre que mes soumis, à qui j’ai reconnu la légitimité d’être « mes soumis » puisse m’appeler « maitresse ». En général, quand quelqu’un se le permet, je réponds « garde ton Maitresse pour celle à qui tu appartiendras ». Quand aux « t’es Maitresse ? », je leur réponds régulièrement « Je suis dominante » ou « Je suis la maitresse de (nom du/des soumis(e/s)». Sur ce point, je pense donc qu’il vaut mieux que les gens révisent leurs définitions, rien de plus.
Pour le vouvoiement, pour moi c’est juste une question de distance. Dans l’esprit des gens, le vouvoiement met une grande barrière à la familiarité. C’est aussi une politesse (logiquement, on est sensé vouvoyer les personnes tant que la relation ne l’autorise pas, et je regrette que de nos jours, la mode soir au tutoiement à tout vas). Dire que c’est une marque de respect… non, car le respect est le sens que l’on donne à ses propos, et c’est plus souvent dans la façon de l’utiliser que dans le mot seul lui-même.
Pour les règles d’or, quelles qu’elles soient (les 10 règles d’or, les 12 règles d’or, les 12 règles du maitre, les 12 règles de la soumise…), je suis totalement d’accord. C’est une liste de règles qui ont été mise en place par des personnes, pour elles mêmes, correspondant à leurs envies et besoin. Eriger les règles de conduite rédigées par d’autres, quand celles-ci concernent la posture ou les attentes est, à mon sens, un signe de faiblesse d’esprit : c’est se réfugier derrières les textes d’autres personnes pour se donner une autorité. C’est exactement comme le fait de dire « je suis le roi par ce que dieu l’a voulu ». Ca nous parait ridicule aujourd’hui… à l’époque, c’est ce qu’il se faisait (le « pouvoir divin ») et c’est exactement ce que font ceux qui se cachent derrières ces règles. D’ailleurs, la majorité ne savait même pas à quoi servaient ces règles à l’origine. Je pense donc que c’est à chacun de faire les siennes, tout comme chacun choisit ses pratiques et son mode de relation. En outre, il faut savoir expliquer les règles que l’on choisit (car on ne la choisit pas « au hasard »). Bien sur, nous ne parlons pas de la politesse ou des usages nécessaires au sein d’un cercle pour son bon fonctionnement (au quel cas ce sont uniquement les « règles du cercle »).
Concernant l’historique et les « dégradations », je suis partiellement d’accord. Je suis d’accord dans le sens ou il faut que le maitre veille au bien-être de son soumis dans le cadre d’une relation d’appartenance, cela incluant le quotidien. En revanche, là où la noblesse jouissait d’argent et de pouvoirs lui permettant de mettre des gens à l’abri, ce même pouvoir n’est pas forcément disponible à tous. Le maitre doit alors veiller à ce que le soumis aient une autonomie qui lui permette de vivre selon ses besoins. En revanche, concernant la vénalité de certains, je partage le point de vu exposé (exclusion faite des personnes qui ont le désir d’être « money slave », mais c’est un cas particulier sur lequel je reste encore assez perplexe). Si un dominant peut apprécier de se faire servir, il me semble délicat, pour sa fierté (s’il en à) de vivre au crocher de ses soumis.
J’apprécie qu’une soumise tienne ce type de propos, cela montre une intelligence certaine, mais aussi la capacité à dialoguer plus profondément que « de quoi aimerais-tu parler ? », « de ce que vous voulez, Maitresse » (souvent, ce type de réponse m’énerve). Ca montre aussi que mon avis sur certains sujets n’est pas une simple lubie de ma part.
Merci, j’ai apprécié la lecture.
Bonsoir Madame,
Bien heureux qu’in fine je puisse constater qu’à l’instar d’être partiellement d’accord avec mes propos, vous l’êtes totalement
On pourrait épiloguer, disséquer voire, épurer ou au contraire détailler chaque mot et phrase que le seul son de cloche véritable reste la véracité décrite, à savoir : Le Bdsm, chacun le vit à SA manière. Il n’y a donc aucune règle dite « Universelle ».
Quant à la fin du commentaire, je tiens à préciser (et non par fierté) que je suis un homme et l’heureux chien de Lady Samsha que je remercie à nouveau de m’avoir fait évoluer. Pas uniquement dans l’esprit « Homme », mais dans tout un ensemble de perception d’humanité.
Merci de l’attention porté à ce blog que nous essayons de faire évoluer honnêtement. Il est vrai que nous de déposons pas à la pelle des articles mais nous avons opté pour la sincérité plutôt que les copiés collés d’autres écrits.
Vive l’échange.
nepty`S (chien de Lady Samsha).